Un mot sans bouche Toi, Tu me suis dans ces soirées de morgue
Près des seigneurs en smoking noir
Et des belles seulement belles.
Tu t’infiltres dans les banquets d’honneur,
Les galas d’ouverture
Tu y cherches mon regard qui pourrait trahir le vice, la lubricité
Mais i il n’y a rien que tu ne puisses voir
Je ne suis rien de ce que tu espères
Pourquoi tant d’importance consacrée à l’ennui ?
New artist, méchant et veule,
Reflet cinglant de vos aspirations.
Mais vite, que je retombe à bout de souffle,
Exorcisé de mes déchaînements,
Sonné, patraque, aiguisant une plainte,
Mignon,
Câlinant mes yeux
Putassant mes sourires d’éphèbe,
Posant nu sur clichés polaroid
Toucher rivage ailleurs,
Par d’autres caillots, d’autres sangs,
En d’autres films, d’autres drogues,
Emerger en d’autres ventres
Pour d’autres ralliements nocturnes
A remplir les nuits d’inutiles poèmes.
A présent je peint des toiles qui ne veulent plus rien dire,
Des choses profondément laides, sans talent,
Avec un excès de réalité obscène.
Ne cherchez plus.
Je parle simple,
une agonie dans le coeur
Mort, un mot sans bouche
- Stryges noires et nouvelles images - 1980
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